(Communauté de communes du Pays d’Aire)
L’origine du nom de la commune viendrait du latin « quiestare » ou « quiestus » qui signifie se tenir au repos. Implanté sur la voie romaine de Thérouanne à Cassel, le site aurait probablement servi de halte aux légions de César lors de la conquête de la Gaule. La création du village remonterait au IXe siècle au moment où les moines de Saint Bertin installés à Roquetoire défrichaient la forêt de la Morinie. Les premières habitations se sont implantées près des points d’eau et des rivières, aux flancs des vallons de Cochendal, de la Melde et du marais; tandis que les terres cultivées étaient situées un peu plus en hauteur au centre du territoire (vers le Chemin d’en haut).
Le village qui fait partie de l’Artois est passé entre de nombreuses mains : d’abord le Comte d’Artois, la Maison de (Communauté de communes du Pays d’Aire) Bourgogne, d’Autriche, puis Charles Quint avant d’appartenir définitivement à la France lors de la signature du traité d’Utrecht en 1713. Juste avant la Révolution de 1789, il reste deux seigneuries: Laprée possédée par la famille de Lencquesaing et le Quint de la Motterie appartenant aux Percheval. Mais ces derniers émigrent et tous leurs biens sont dispersés ou vendus au district de Saint-Omer.
De même, les biens de l’église sont vendus et l’édifice ne sera rouvert qu’après le Concordat de 1802. La commune devient une paroisse à part entière le 10 mai 1856 après la remise en état de l’église et la construction d’un presbytère. Pendant la 1ère Guerre mondiale, les armées alliées (anglaises et portugaises) occupent le village. Puis, lors de la Seconde Guerre mondiale, ce sont les Allemands qui font du château de Laprée le poste de commandement de V1 et V2.
A la fin de la guerre, Quiestède est libérée par les troupes polonaises après une bataille dans la côte du Pont à Ham.
L'église de Quiestède
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L’église Notre Dame de l’Assomption
L’église actuelle date du XVIe siècle, elle a été agrandie de 1869 à 1878 (reconstruction du choeur, ajout d’une seconde chapelle latérale, d’un clocher et d’un portail et agrandissement de toutes les fenêtres). Les matériaux utilisés sont la brique et la pierre blanche autour des fenêtres.
Lors de la Seconde Guerre mondiale, l’église est bombardée et les vitraux volent en éclat. L’édifice est restauré en 1948 et de nouveaux vitraux réalisés par Max Ingrand, verrier à Paris, sont posés en 1949. En 1951, un chemin de croix donné par les bénédictins de Wisques est installé. L’église est bénie le 3 août 1953.
La chapelle Notre Dame de Pitié
Sa construction date de 1920, lorsque le curé de Quiestède, l’abbé ANSEL, promet aux habitants l’édification d’une chapelle si le village résiste aux assauts des soldats allemands pendant la 1ère Guerre mondiale. La guerre finie, le curé tient sa promesse et dédie la chapelle à Notre Dame de Pitié. Elle est implantée près d’un carrefour très fréquenté, ce qui entraîne de nombreux accidents de la circulation dès les années 70.
En 1990, un spectaculaire accident impliquant deux voitures provoque la destruction partielle de la chapelle à cause d’un incendie. Le Conseil Général décide de modifier le carrefour et d’en faire un giratoire, la chapelle est donc reconstruite et déplacée un peu plus loin.
C’est le petit-fils du constructeur de la chapelle qui a bâti ce nouvel édifice. L’artisan a utilisé la brique et la pierre blanche. La corniche est en brique de la région et une clé de voûte ferme l’arc au-dessus la porte en chêne massif.
La charpente a été réalisée par le menuisier du village tandis que la couverture est en tuile noire du pays, en contraste avec la couleur rouge de la brique. Au-dessus de la clé de voûte, une plaque en pierre blanche indique la date de la construction (1999). A côté de la chapelle se dresse un campanile qui supporte la croix en fer forgé censée à l’origine figurer sur le toit. Mais la croix étant trop imposante, l’artisan n’a pas pris le risque de la mettre trop en hauteur. Une plaque gravée commémore l’année jubilaire. Ces deux éléments forment un ensemble harmonieux, également mis en valeur par le petit terre-plein aménagé avec des graviers de la couleur de la brique et agrémenté de fleurs et d’arbustes. Chaque année, au 15 août, les pèlerins de tous horizons se rassemblent et une messe est célébrée en l’église de l’Assomption.
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Le château de Laprée
La famille de Lencquesaing acquiert les terres de Laprée en 1669 où elle y établit une maison seigneuriale ainsi qu’un colombier. Mais ce n’est qu’en 1740 que le bailli de Saint-Omer, Dominique de Lencquesaing s’y installe après l’incendie de sa maison. Le château existant délabré par les guerres successives est reconstruit dans un style XVIIIe siècle tout en gardant quelques vestiges de l’ancien bâtiment : les douves, le pont-levis, une tour, un colombier et un four à pain.
Pendant la Révolution, la famille de Lencquesaing, contrairement à l’autre famille seigneuriale, réussit à conserver ses biens. Vers 1811, un des descendants Joseph commence à enlever les traces médiévales. Arthur poursuit cette tâche en supprimant les douves et le pont-levis et fait creuser un étang.
En 1892, un nouvel étage ainsi qu’une nouvelle aile consacrée à la cuisine sont ajoutés. Pendant la 2nde Guerre mondiale, le château est occupé par les Anglais de 1939 à 1940. Robert de Lencquesaing est fait prisonnier vers Saint-Hillaires-Cottes. C’est au tour des Allemands d’occuper les lieux et font du château un poste de commandement et de lancement de V2. Dans les années 80, il subit une profonde rénovation et est inscrit à l’Inventaire des Monuments Historiques.
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L’ancien zoo et les friches industrielles
Au XIXe siècle, l’ancien châtelain possédait plusieurs terres à l’emplacement du zoo. Après la dispersion de ses biens en 1830, une distillerie est construite.
En 1860, la famille Verlet ouvre une cartonnerie et fait construire une maison de maître à côté (existe toujours). En 1900, l’ensemble est racheté par M. Pigouche. Ce dernier fait construire des maisons ouvrières et des immeubles (un seul subsiste). Après son décès en 1939, ce sont ses neveux, les frères Le Doyen qui reprennent l’affaire. L’un exploite la cartonnerie, l’autre une scierie. C’est une période très prolifique. En 1964, les frères sont en cessation d’activité, une SARL dont le principal dirigeant est maître Limousin, notaire, reprend le flambeau.
Souhaitant pratiquer une activité touristique sur les 3/4 des terres, M. Limousin fait ouvrir un zoo en 1973. Le reste est consacré à la cartonnerie. Le zoo est dirigé par M. Leurthilloire, il bénéficie d’une bonne renommée et accueille jusqu’à 18000 visiteurs par an. En 1984, la cartonnerie et le zoo ferment définitivement et M. Leurthilloire décède. Ses enfants n’arrivent pas à se mettre d’accord sur la gestion du site. En 1990, M. Le Doyen vend les deux maisons à la commune. La maison de maître est rachetée par M. Jude en 1995 qui en fait un gîte.

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Sentier de Laprée - 7 km - 2h15
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