Toutes les villes de la Lys
Merville
6 place de la Libération
59 660 Merville
03 28 43 67 96

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Hôtel de ville Merville
Hôtel de ville
(OT de Merville)

 

Ancienne ville drapière depuis l’époque des ducs de Bourgogne, au XVe siècle, Merville a été pratiquement rasée durant la Grande Guerre. La ville martyre a été reconstruite dans le style néo flamand avec le concours de l’architecte Louis-Marie Cordonnier à qui l’on doit l’Hôtel de ville (1929) et l’Église Saint-Pierre (1927). L’église abrite des éléments intéressants, chemin de croix, piéta, fonts baptismaux, grandes orgues et vitraux.

Les maisons autour de la place ont été également reconstruites dans l’esprit régionaliste. La ville aux quinze ponts doit ses charmes à l’omniprésence de l’eau. L’image la plus marquante est celle de son centre-ville, véritable île flamande. Ces fameux ponts enjambent la Lys, la vieille Lys, la Clarence et la Bourre. Un bel espace de nature, « les Prés de la ville » s’étend sur 8 hectares entre la Bourre et la Lys canalisée.

Merville fut aussi une petite capitale de la batellerie. Des chantiers y construisaient les péniches flamandes et barges de bois. A la veille de la Première Guerre Mondiale, on y comptait encore six chantiers qui fabriquaient annuellement une trentaine de péniches.

 

Les jouteurs mervillois
Les jouteurs mervillois
(OT de Merville)

 

La batellerie a déserté les quais. Mais l’eau reste très présente dans la mémoire des Mervillois et dans la vie locale. Au 15 août, Merville accueille les traditionnelles joutes nautiques.

Les fêtes de la Lys ont lieu le 1er week-end de juillet. Les Mervillois se désignent par le nom de "ch’caou" autrement dit, en ancien picard, de chat. Ce terme est hérité d’un épisode des troubles religieux qui agitèrent la Flandre au milieu du XVIe siècle. Les Gueux (protestants) avaient alors enfermé -oh sacrilège ! - un chat dans le tabernacle de l’église catholique.

 

 

Merville, la petite Venise du Nord
Merville, la petite Venise du Nord
(Valérie Grimbert)

Le Caou, géant mervillois, et l’autre géant "Saint-Antoine" sortent traditionnellement le lundi de Pâques et à chaque occasion festive locale ou régionale. Merville, malgré les destructions de la Première Guerre Mondiale, a cependant conservé de nombreux calvaires.

Entre Merville et Haverskerque, le lieu-dit le Sart (une éclaircie en forêt), aurait été le site de nombreuses guérisons miraculeuses. Notre-Dame des Affligés du Sart est, depuis sa découverte en 1560, sujet de pèlerinages durant une neuvaine qui commence le lundi de Pentecôte.

Dans le même esprit, le calvaire de la route d’Hazebrouck, appelé le Calvaire à Loques parce que toutes sortes de vêtements d’enfants y sont accrochés, a la réputation de faire tomber la fièvre et de guérir les maux enfantins. En tout, seize chapelles et calvaires se cachent dans la campagne mervilloise, sans compter les nombreux oratoires domestiques.