Eglise Saint-Lambert
(Lys sans Frontières)
Eglise Saint-Lambert
Elle date du XVIe siècle, de style Gothique
flamboyant. Située sur l’une des extrémités méridionales de l’Artois, à
la limite de la Flandre, elle s’élève sur le versant d’un modeste mont
à quelques mètres en contrebas du sommet de ce dernier. Du haut de sa
tour carrée, le guetteur domine du regard la ville d’Aire-sur-la-Lys,
qui étend ses habitations sur le terrain plat de la plaine de la
Lys./p>
Cette église se distingue par l’originalité de son
plan, mettant en scène deux nefs accolées. Cette singularité trouve
peut-être une raison d’être dans l’affluence de personnes qu’entraînent
les pèlerinages. On comptait 15 à 20 000 personnes au XVIIIe siècle au
moment de sa fête, le 17 septembre.
On y invoquait le saint pour les rhumatismes et les
maladies touchant les yeux et les os. Dans l’église, il était d’usage
de déposer des béquilles et des ex-voto de toutes formes pour rendre
grâce au saint. On a pu également retrouver des médailles liées au
pèlerinage. La plus ancienne qui nous soit parvenue date du milieu du
XVe siècle, soit cent ans avant l’édification de la paroissiale
actuelle. Il est donc probable que l’église ancienne possédait déjà une
chapelle dédiée à Saint Lambert.
Le 1er février 1911, les fonts en pierre conservés
dans l’église furent classés Monuments Historiques. Près de trois ans
plus tard, le 22 octobre 1913, alors qu’elle était délabrée, ce fut
l’église entière qui reçu le privilège à son tour d’être classée
Monument Historique. Elle est sans conteste l’une des plus belles et
des plus imposantes des campagnes environnantes.
La source Saint Lambert
La source, où l’on prétend avoir guéri Saint
Lambert, est encore visible de nos jours, à une cinquantaine de mètres
de l’église, sur le bord de la route, passant devant le porche. Il est
possible que la source soit en réalité une source sacrée beaucoup plus
ancienne que son supposé jaillissement miraculeux du VIIe siècle.
Elle pourrait dater de l’époque celtique, où le
culte de la nature primait, et avoir été récupérée lors de la
christianisation, comme cela se faisait couramment, au profit de la
religion catholique.